Au cœur du territoire
La décision de créer une base spatiale en Guyane en 1964 a lié l’histoire du CNES, propriétaire et cogérant du site, à celle du territoire guyanais. Depuis, le spatial est devenu une activité intégrée à la région et le CNES, un partenaire impliqué dans la vie sociale, culturelle et économique guyanaise.
Un acteur économique majeur
L’activité spatiale représente un peu plus de 12 % du PIB guyanais. D’après l’enquête INSEE de 2019, près de 4500 emplois salariés sont liés à l’activité spatiale, soit 1 emploi du secteur privé sur 6. Aujourd’hui, les entreprises du CSG emploient 1600 salariés permanents, dont 80 % de résidents. Le secteur engendre 36 % des investissements sur le territoire et 13 % des recettes fiscales (INSEE 2019).
Un marqueur attractif
L’offre touristique du CSG (lancements, visites des installations et des savanes, Guyaspace Expérience) attire environ 50 000 personnes par an, dont une large part de visiteurs extérieurs.
La dynamique du site spatial se répercutant sur l’ensemble de l’activité économique, l’ouverture actuelle de la base à de nouveaux acteurs du secteur contribue à accroître davantage la notoriété et l’attractivité du territoire.
Les témoignages des expropriés et de leurs familles ouvrent le parcours de visite du Guyaspace Expérience. Une immersion dans les coulisses du CSG, qui retrace sans complaisance l’histoire du spatial en Guyane.
Une histoire et un patrimoine partagés
L’histoire commune qui s’écrit depuis plus de 60 ans entre le CNES et la Guyane est aussi une histoire humaine. Le CNES s’emploie à transmettre cette mémoire, mais aussi à enrichir cet héritage au quotidien avec l’ensemble des Guyanais.
À Guyaspace Expérience, un parcours muséal conçu avec les associations des familles expropriées de Kourou et Sinnamary raconte le déplacement et le relogement de 219 familles. Aujourd’hui, le CNES poursuit son soutien à ces familles en contribuant par exemple à la réhabilitation de la Cité du stade de Kourou, où vivent une partie des expropriés, ou encore la réfection de la piste Mélanie desservant notamment des parcelles agricoles.
Sur les îles du Salut, le CNES œuvre à l’entretien et la valorisation du patrimoine naturel et historique. Il s’agit à la fois de protéger ces espaces fragiles, de garantir l’approvisionnement en eau et électricité et de sécuriser les accès aux plages et forêts, ainsi qu’aux lieux mémoriels : vestiges et musée du bagne, hôpital et chapelle de l’île Royale… Si le CNES est propriétaire des îles, il n’est pas propriétaire de tous les bâtiments et il n’agit pas seul. Les aménagements sont étudiés avec les différents partenaires : l’Etat, les villes de Cayenne et Kourou, la CACL et le Conservatoire du littoral.
Le patrimoine bâti des îles du Salut (ici la chapelle de l’île Royale) est inscrit à l’inventaire des monuments historiques. Le CNES est membre fondateur de l’association Agamis, en charge de leur gestion.
12 %
L’activité spatiale représente un peu plus de 12 % du PIB guyanais
1,24
1 emploi du CSG génère 1,24 emploi dans le reste de l’économie guyanaise
50 000
L’offre touristique du CSG attirent 50 000 visiteurs par an