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20 mai 2026

Hyguane : une nouvelle étape vers l’hydrogène bas carbone

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Un contrat crucial pour le projet Hyguane a été signé dans la salle de contrôle Jupiter au Centre spatial guyanais, Port spatial de l’Europe. Cet accord confirme la construction d’une centrale solaire d’une capacité de 4,5 MWc, baptisée PV3 (3e champ photovoltaïque)), un élément clé du projet visant à fournir de l’hydrogène bas carbone au port spatial.

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Représentants CNES x ESA en salle Jupiter au CSG pour signature contrat Hyguane
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Au premier rang, de gauche à droite : le directeur général de MT Aerospace Guyane française Michael Gärtner, la directrice générale de RMT Guyane française Nathalie Gouin, le directeur du transport spatial de l’ESA (à l’époque) Toni Tolker-Nielsen, la directrice du transport spatial du CNES Carine Leveau, le directeur du Centre spatial guyanais Philippe Lier.

 

Cette centrale solaire sera la 3e conçue, raccordée et exploitée par le CNES au Centre spatial guyanais. Réalisé dans le cadre du projet Hyguane, PV3 sera raccordé au réseau électrique de la base spatiale et permettra d’alimenter les usines de production d’hydrogène bas carbone pour Ariane 6.  
 

Hyguane, acronyme de « Hydrogène guyanais à neutralité environnementale », est un projet ambitieux mené par l’Agence spatiale européenne (ESA), en partenariat avec le CNES ainsi que des partenaires industriels et académiques. Il vise à développer un écosystème d’hydrogène bas carbone au Centre spatial guyanais, Port spatial de l’Europe.


Julia Talamoni, ingénieure en transition énergétique et membre de l’équipe de l’ESA à Kourou, explique : 

« Le projet Hyguane vise à produire de l’hydrogène bas carbone pour alimenter Ariane 6. Actuellement, l’hydrogène utilisé est produit en Guyane française par reformage du méthanol à la vapeur. Ce procédé génère des émissions élevées de carbone et nécessite une importante source de chaleur externe ainsi que du méthanol, rendant le port spatial dépendant d’approvisionnements extérieurs. Le projet Hyguane s’inscrit donc dans une initiative plus large visant à réduire l’empreinte carbone des activités spatiales et à renforcer la souveraineté et l’autonomie de l’accès européen à l’espace. »


Le projet pilote Hyguane vise à couvrir entre 10 et 15 % des besoins annuels en hydrogène d’Ariane 6. Au-delà, l’écosystème Hyguane permettra également d’alimenter des véhicules lourds en Guyane française pour la mobilité régionale et de produire de l’énergie via des piles à combustible hydrogène, notamment pour assurer l’alimentation électrique de secours des infrastructures critiques du Port spatial de l’Europe en cas de coupure.
 

L’écosystème Hyguane sera complété par la construction d’une station de ravitaillement en hydrogène et, sous réserve de financement des Etats Membres de l’ESA, d’un garage pour entretenir les véhicules fonctionnant à l’hydrogène.
Les travaux ont déjà débuté pour l’unité d’électrolyse de l’eau ainsi qu’un centre de conditionnement de l’hydrogène destiné à compresser et préparer l’hydrogène produit pour son transport. Les autres éléments du projet devraient démarrer en 2026.


Selon Teddy Peponnet, responsable du projet Hyguane à l’ESA :


« L’ensemble de l’écosystème HYGUANE sera mis en service au second semestre 2027, permettant ainsi la mise en vol de la première Ariane 6 alimentée en hydrogène bas carbone. »

 

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infographie Hyguane
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Crédit(s)

ESA

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