Corps
13 mai 2026

ESA x CNES : nouvel accord de financement signé

Texte

Le 30 avril dernier, Géraldine Naja, directrice du transport spatial de l’ESA, et Philippe Lier, directeur du Centre spatial guyanais, ont officialisé un nouvel accord de financement dans le cadre du contrat ESA-CNES pour l’exploitation du CSG entre 2026 et 2030.
 

Contenu section
Texte
Un soutien européen pour les activités spatiales en Guyane

 

Ce contrat finance toutes les activités indispensables de fonctionnement et de maintenance tels que :

  •  l’entretien du domaine,
  • le gardiennage et la sécurisation du site,
  • la coordination des campagnes de lancements
  • l’entretien des moyens techniques (EPCU, sauvegarde, météo, infrastructures, énergie, réseaux d'eau, climatisation, moyens informatiques, …), etc.

Il permet de garantir le maintien en conditions opérationnelles des installations et leur adaptation permanente afin de répondre aux exigences des programmes et activités de l’ESA, de l’exploitation des lanceurs Ariane et Vega.

 

Il s’inscrit dans les décisions prises par les États membres de l’ESA lors des Conseils ministériels, organisés tous les trois ans pour définir les grandes orientations et les budgets du spatial européen. Lors du dernier Conseil ministériel de Brême, en novembre 2025, les ministres ont adopté un budget record, dont 15 % dédiés au Centre spatial guyanais.

 

Conclu pour une durée fixe de trois ans*, ce nouvel accord représente plus d’un milliard d’euros d’investissement, dont environ deux tiers apportés par les États membres de l’ESA, dont la France, et un tiers par le CNES. 

 

*Deux années supplémentaires ont été positionnées en option et seront confirmées lors du prochain Conseil ministériel de 2028.

 

 

Un nouvel accord pour répondre aux enjeux du spatial de demain

 

Négocié à la suite des décisions prises lors du Conseil ministériel de l’ESA de 2025, ce nouvel accord prépare le Centre spatial guyanais aux évolutions du secteur spatial, avec notamment l’arrivée des micro et mini-lanceurs. Il fixe les règles de financement et garantit un accès équitable aux installations du CNES et de l’ESA pour ces nouveaux opérateurs.

 

Au-delà du fonctionnement quotidien du CSG, l’accord prévoit la poursuite de grands projets de modernisation structurants. Parmi eux, le programme dit CSG-Nouvelle Génération, qui comprend notamment la construction d’un centre des opérations, le déploiement de champs photovoltaïques, la rénovation des radars ainsi que la modernisation des systèmes d’énergie et de climatisation. Il intègre également le programme "Flexibility, Digital, Sustainability", visant à rendre le port spatial plus flexible, plus digital et plus durable, avec un objectif de neutralité carbone.

 

Enfin, ce nouvel accord introduit deux nouveaux programmes d’investissement (lot 6 & 7) destinés à renforcer la sécurité du site et à augmenter les capacités de préparation simultanée des satellites.
 

 

Les lots de travaux et leurs financements

 

Ces différents lots de travaux font partie intégrante du contrat entre l’ESA et le CNES et structurent le financement et les actions menées pour assurer le fonctionnement, la maintenance et la modernisation de la base.

Lot 1 – Fonctionnement : assure le quotidien du site (sauvegarde, radars, coordination des opérations, laboratoires, EPCU). Le financement a été renforcé de plus de 10 % pour répondre aux besoins opérationnels croissants.


Lot 2 – Maintenance ordinaire : couvre l’entretien régulier des installations techniques et des moyens de préparation. Son budget a également été majoré de plus de 10 %.


Lot 3 – Maintenance extraordinaire : finance les interventions exceptionnelles et les réparations majeures, avec une hausse de 3 % du financement.


Lot 4 – CSG‑NG : projet de modernisation voté lors de la CMIN 2019. Aucun financement supplémentaire n’est prévu dans le présent accord, le montant restant étant celui déjà alloué précédemment.


Lot 5 – FDS (Flexibilité, Digitalisation, Durabilité) : regroupe les actions de modernisation du CSG (nouvelles infrastructures ex. Centre des opérations, panneaux photovoltaïques, etc). Les montants pour 2026‑2027, définis en option lors de la CMIN 2022, sont confirmés.


Lot 6 – CSG‑SR (Sécurisation) : consiste en des travaux de sécurisation du site afin de répondre aux exigences liées à l’arrivée des mini et micro-lanceurs et aux nouvelles exigences d’audit.


Lot 7 – CSG‑CAP (Capacité EPCU) : vise l’augmentation et la modularité des EPCU, permettant de préparer davantage de charges utiles en parallèle.

Pour la période 2029-2030, le financement pour les lots n° 6 et 7 est estimé à 59 M€. La décision de poursuivre ces lots est également reportée au Conseil Ministériel de 2028.

 

 

Le saviez-vous ? 

 

L’ESA, qui réunit 23 pays européens, finance le Centre spatial guyanais grâce à une contribution partagée entre la France et les autres États membres de l'ESA. La France prend en charge un tiers des coûts, tandis que le reste est réparti entre les pays selon leur poids économique et les retombées industrielles liées aux lanceurs Ariane et Vega. En échange, chaque pays attend des bénéfices industriels proportionnels à sa participation financière.

Ce nouvel accord s’inscrit dans un partenariat de long terme entre l’ESA et le CNES, initiée il y a 45 ans. Depuis 1981, l’ESA accompagne financièrement le développement du port spatial de l’Europe, contribuant à son évolution constante face aux enjeux technologiques et industriels

 

 

Image
Image
CNES_240_Signature accord ESA-CNES
Titre

Dans la même rubrique