1 Juillet 2024

Fusées-sondes (1968-1981)

Avant les lanceurs plaçant des satellites sur orbite, le Centre spatial guyanais a d'abord accueilli des lancements de fusées-sondes. Étudiant le milieu turbulent de l'atmosphère, elles ont également permis aux pionniers du spatial européen de se faire la main sur les techniques de lancement.

Le 9 avril 1968, le premier ensemble de lancement entre en opération pour le lancement d’une fusée-sonde Véronique. Le centre de contrôle et la salle sauvegarde ne sont pas encore achevés, ce qui oblige le directeur d'Opérations et le responsable Sauvegarde à cohabiter dans le bâtiment météorologique.

L'ensemble de lancement Fusées-sondes, implanté à environ 7 km du Centre Technique, est composé d'un centre de lancement, de deux halls d'assemblage et de quatre plates-formes de lancement constituant l'essentiel des moyens nécessaires à la préparation des fusées-sondes et au déroulement des chronologies.

Les fusées-sondes sont équipées de nombreux capteurs de pression, température, vitesse du vent, et permettent de mesurer le milieu thermodynamique rencontré par le lanceur au cours de sa traversée de l'atmosphère. De 1968 à 1981, 412 fusées et ballons se sont élancés de ce site.


Vue aérienne du site fusées sondes, en 2020

Le lancement de fusées Super-Arcas, 16 au total, s'est poursuivi au CSG jusqu'en 1992 en accompagnement des lancements Ariane (notamment après le lancement de chaque nouvelle version d'Ariane 4). Des fusées-sondes Super-Loky ont également été utilisées dans les programmes Ariane 5 afin de connaître la densité et la direction des vents à une altitude de 60 km, niveau de séparation des deux gros boosters d'Ariane 5, pour les vols de qualification.

La fusée sonde Dragon au CSG

Fusée-sonde Dragon sur son pas de tir au CSG